et la belle langue de bois du président sur le climat social :
"Je répondrai de façon générale sur le climat social.
La Poste a le devoir de s’adapter à un environnement entièrement compétitif et qui
change – j’ai évoqué la diminution du volume du courrier. Pour des dirigeants, ne pas adapter
leur entreprise à son environnement serait une faute professionnelle. Pour s’adapter, il faut
mettre en place des évolutions et des organisations. Si nous n’avions pas conduit un
programme d’adaptation et de réorganisation continues depuis 2002, aujourd’hui, au lieu de
gagner 700 millions d'euros, La Poste en perdrait plus d’un milliard. Les principales victimes
de cette situation seraient les salariés et le service public. Nous n’avons pas d’alternative :
nous devons réaliser ces adaptations.
Cela dit, nous devons aussi accompagner les hommes et les femmes qui vivent ces
adaptations. Nous le faisons. Pourquoi ? Tout simplement parce que nos règles générales et
notre modèle social sont parmi les plus respectueux, y compris en termes de qualité de
l’emploi, de contrat ou de mobilité. Par ailleurs, le changement n’est pas forcément facile à
vivre, car il crée des incertitudes, des inquiétudes, des modifications dans les habitudes de vie.
Combiné à des fragilités personnelles, le changement peut provoquer des situations difficiles à
vivre. Pour y faire face, outre l’application de nos règles générales, très respectueuses des
hommes et des femmes de l’entreprise, nous avons élaboré des règles particulières.
L’attention que porte le management local aux cas particuliers et aux situations des postiers
sur le terrain ne se retrouve que dans très peu d’entreprises.
Très franchement, nous pouvons considérer que nous avons fait ce qu’il fallait faire.
Après avoir conduit les transformations nécessaires dans un environnement relativement
adverse et accru la productivité, nous constatons que, même s’il peut y avoir des cas difficiles
et des crispations, les postiers comprennent la dynamique enclenchée et la nécessité
d’évoluer : les changements et les investissements leur donnent confiance dans l’avenir. Quoi
qu’il en soit, au niveau tant de la fixation des règles générales que de la prise en compte des
soucis particuliers, nous sommes extrêmement attentifs aux difficultés créées par la nécessité
de l’adaptation, même si, malheureusement, nous ne pourrons pas éviter ici où là, et le plus
souvent indépendamment des situations professionnelles, des drames ou des malheurs"