La Protection Sociale Complémentaire modèle 2012 de La Poste
et les retraités et les futurs retraités de La Poste ?
Et les Fonctionnaires en retraite et en activité de France Télécom ?
La belle brochure de La Poste (adressée aux fonctionnaires actifs de La poste) a de l’allure, certes, et le camelot de service brosse un tableau surréaliste des motivations et souhaits de la Poste envers ses agents. Pourquoi surréaliste ? (pour ne pas dire mensonger)
Voyons un peu la « prose » du message de BIENVENUE :
Le 1er § démarre sur les chapeaux de roues. Un chapelet de contre vérités sur les objectifs de La Poste : «Modernisation, modèle de développement responsable (?) fondé sur la qualité de l’emploi ( ?) égalité des chances ( ?) prise en compte de la santé des personnes( ?)
VRAI OU FAUX ? A vous de juger :
Sans commentaires, mais ça ressemble aux « temps de cerveaux disponibles » recherchés par les théoriciens du système …
Le 2ème § porte sur la loi du 9 février 2010 (la Privatisation) corrigée par l’amendement N° 10 qui, seul, était censé permettre d’instaurer un Régime collectif de frais de santé au profit des AFOS de la Poste
VRAI OU FAUX ? A vous de juger :
La Poste s’est servie de cette loi, qui, en la privatisant, lui sert de tremplin et semble lui permettre d’ignorer « définitivement » une autre loi (soutenue par l’ancien président et votée par l’Assemblée le … 29 juin 2006) avec l’article 22 bis qui mentionnait dans ces termes :
I/ « … permet de contribuer au financement des garanties de Protection Sociale Complémentaire (frais de santé et prévoyance) auxquelles les agents souscrivent ».
II/ « Cette participation … est réservée aux contrats ou règlements garantissant la mise en œuvre de dispositifs de solidarités entre les bénéficiaires ACTIFS et RETRAITES . »
III/ « …modalités à fixer en Conseil d’Etat. »
Les décrets d’application ne sont toujours pas parus, mais il en est de même pour les décrets concernant l’application de l’amendement N°10 que la Poste a décidé d’anticiper à sa façon (en toute illégalité). La Poste s’est défilée pendant plus de 4 ans (soutenue par la …MG)
Le 3ème § indique que l’accord social signé le 7 juillet 2011 offre une « possibilité », « dans un régime de santé pour «TOUS les fonctionnaires et agents contractuels de droit public » « une couverture santé de qualité à un prix compétitif »
« C’est le fruit d’une ambition portée de longue date et une réelle avancée sociale »…
VRAI OU FAUX ? A vous de juger :
Cet accord signé par les OS (à l’exception de la CGT) ressemble au jet d’éponge de boxeurs qui renoncent à lutter avant le combat. En choisissant le ticket du GAGNANT-PERDANT, nos chers signataires (décidément peu enclins à prendre le moindre risque) ont adopté et montré, avec cette déplorable attitude, une « prudence » qui pourrait leur en coûter…
« L’offre en question n’est pas une « possibilité » mais une obligation concernant les seuls fonctionnaires actifs de La Poste (les contractuels ont déjà le leur depuis quelques années à la Poste comme aux télécoms).
La compétitivité de notre employeur sans rival direct et réel ressemble à un « jeu de manche » pratiqué par certains avocats …
Quant aux fruits d’une ambition portée de longue date (2006 ?), on peut chercher longtemps leur nature pour en trouver les objectifs (inavouables) qui se résument finalement par le plat de lentilles pour les agents et la part du Lion pour le « patron ».
On peut comprendre l’intérêt patronal pour les contrats collectifs.
D’ordinaire si « réservé sur le social…», ils apprécient la contrepartie accordée en exonérations de cotisations sociales.
La Poste réalise à cette occasion une opération juteuse : pour 50 Millions € investis dans la PSC elle récupèrera 3 fois plus en exonérations… On ne connait pas les gains pour la MG mais les pertes sont déjà évitées… Il est toutefois regrettable de voir la MG préférer « aller à la soupe » ou à la « pèche » aux mésalliances … et gâcher ses talents de gestionnaire en refusant de revoir sa définition des solidarités, plus conforme aux principes mutualistes et bien plus respectueuse de l’intérêt de ses adhérents. Quelle est la part du « partenaire » (la MG) qui a su si bien, se déployer et anticiper, avec un zèle hors du commun, dans cette affaire « bien ficelée », il est vrai, par nos deux comparses.
Le 4ème § fixe la mise en place du Contrat Collectif au 1er janvier 2012, la gestion, confiée à la MG, qui est donc retenue après une mise en concurrence ( ?) (Un simulacre d’appel d’offres) et « entretien des relations ( ?) de confiance… »
VRAI OU FAUX ? A vous de juger :
La mise en place est scellée. La MG a décroché comme attendu le « gros lot » mis en concurrence ( ?), grâce aux relations (humaines ?)» (et aussi la cooptation d’un DRH au CA national de la MG)
Le 5ème § La Poste émet des « souhaits »
VRAI OU FAUX ? A vous de juger :
Quelle crédibilité faudrait il accorder à La Poste qui « souhaiterait apporter une réponse » aux « attentes et besoins » « personnalisés » du personnel, « invité », à rajouter de sa poche des garanties « facultatives et attractives » qu’elle lui refuse par ailleurs ?
Ils préfèrent (La Poste et la MG) programmer la disparition des agents titulaires, dans des conditions calamiteuses pour TOUS (Fonctionnaires actifs, retraités, postiers et télécommunicants) et donc pour TOUS les adhérents historiques (en individuel ou en collectif).
Pour la CGT, la privatisation n'est pas irréversible
En tout état de cause l’Etat doit assumer ses responsabilités
Le 6ème § la participation de La Poste est différente selon que vous soyez Employé (60% équivalent du niveau 2 actuel), ou Cadre (50% équivalent du niveau 3 actuel). «Excellents niveaux, tarifs avantageux », le produit nous est imposé tel quel ( ?) …
VRAI OU FAUX ? A vous de juger :
La MG fidèle à ses solidarités « faussées » propose de garder un lien intéressé pour les futurs retraités(en Prévoyance), grâce à une cotisation supplémentaire (appelée « cot de mut » de +9,89€), destinée aussi à couvrir les indemnités journalières de plus de 90 jours.
Cela est supposé éviter une bien réelle et trop rapide inflation sur les cotisations santé des futurs retraités (cf. Loi Evin).
Les Retraités (es) actuels avec les fonctionnaires des télécoms savent déjà ce que va leur coûter, d’année en année, le déplafonnement des cotisations (porté de 65 à …90 ans), la révision (par tranche d’âge) annuelle des mêmes cotisations en fonction des prestations servies …
La Poste nous vend son Produit et fait la promotion d’un article (la PSC) qu’elle a su dévaluer avec de trop nombreuses complicités.
Parodie bien inutile, scénario imaginaire,
La Poste a choisi son dictat, « hors la loi ».
• Sachant que les règles concurrentielles ne s’appliquent pas en ce qui concerne les dispositions internes dans l’entreprise (d’où l’inutilité d’un simulacre d’appel d’offres).
• Sachant que la loi votée en 2006 prévoit d’associer les Retraités (es)dans la PSC en santé et en PREVOYANCE pour TOUS.
• Sachant que l’application de cette loi favoriserait le retour aux principes de solidarité tout en freinant l’inflation des cotisations et la baisse, programmée du ratio P/C, (prestations/cotisations) la MG y est opposée en créant, il ya plus de 10 ans les cotisations par niveau, 1 et 2 et 3 ; et un 4ème ,depuis peu, pour tenir compte de la « paupérisation » du groupe, moins chère et moins couvrante ,en Pharmacie…),
Mais alors que les retraités vivent de plus en plus mal, que les réformes des retraites successives conduisent à des pensions amoindries, que le coût de la santé pèse de plus en plus sur les budgets, que les déremboursements se font de plus en plus nombreux, que le plan d’austérité gouvernemental taxe les mutualistes, la Mutuelle Générale, au lieu de se faire solidaire actifs-retraités, laisse de côté les retraités ou leur projette de les pomper plus encore financièrement.
Il n'y a pas de fatalité, il existe d'autres solutions plus humaines.
La CGT propose de défendre et reprendre ce qui nous est dû.
C'est le moment d'agir !
Les retraités et les futurs retraités de La Poste comme leur collègues en activité et en retraite de France Télécom ne doivent pas être ignorés, ni de leurs directions, ni de la Mutuelle Générale.