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 Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation

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MessageSujet: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   Mer 21 Nov 2012 - 15:14

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ves_des_PTT#Automne_1974.2C_la_grande_gr.C3.A8ve

La montée du mécontentement, que traduisent les chiffres des journées de grève, se conjugue à l'automne 1974 avec une situation politique particulière. Valéry Giscard d'Estaing est élu au mois de mai 1974 Président de la République avec un faible différentiel de voix sur François Mitterrand, le candidat de l'union de la gauche. Le programme commun de la gauche a l'appui des syndicats CGT et CFDT. Or les premières rumeurs concernant les projets "giscardiens" sur les PTT renvoient des bruits de création d'un office des postes et télécommunications. C'est interprété par les agents des PTT comme une privatisation et un démantèlement du service public.

compétitivité s’accompagne de quelques sacrifices. L’ORTF faisait partie de ces
canards jugés économiquement boiteux et politiquement gênants.
La crainte qu’à l’ombre des services publics fleurisse encore une certaine idéologie
gauchiste issue de Mai 1968 n’avait pas disparue. Ce n’est un secret pour personne.
De l’aveu même du secrétaire d’Etat aux PTT qui en juillet 1974 déclarait : « je
redoute un effondrement de PTT dans 6 mois ou 2 ans ». Les Postes et
Télécommunications traversent effectivement une crise, celle-ci se manifeste à tous
les échelons de l’entreprise. Dans les centres de tri et chez les cadres des
télécommunications, la tension est la même. Elle se traduira par la grève.
Bien sûr, il convient de relativiser la comparaison. L’ORTF était une petite entreprise
publique de 16 000 personnes. C’est bien peu comparé aux PTT qui totalisent près
de 300 000 personnes. Le service public de la télévision pouvait bien être en grève
plusieurs moins de suite. Cela aurait eu de moindres conséquences sur l’économie
et n’aurait suscité probablement aucun bouleversement politique. La télévision est en
1974 un service essentiellement tourné vers les loisirs. D’ailleurs, l’opinion publique
s’est peu émue de la disparition de l’ORTF. La grande grève des PTT clôture donc
une année sociale très agitée dans la Fonction Publique.
La dernière question posée à Serge Lottier concernait le succès ou l’échec de la
grève. Celui-ci nous apporte un élément de réponse en dressant un bilan de 43 jours
de conflit : « ça a été un succès pour les postiers… C’est un succès pour le
syndicalisme ». Il apparaît évident que la grève a démontré l’unité et la solidarité de
toutes les branches des PTT. Il existe bien un sentiment de cohésion entre la Poste,
les Télécommunications, les services financiers. La question fondamentale était de
préserver l’unité des PTT, d’éviter que ne soient séparées en deux entités distinctes
la Poste et les Télécommunications. La question apparaissait en préalable à toutes
les questions de statut, de problèmes catégoriels, etc… Serge Lottier le souligne :
« on avait fait reculer la volonté du pouvoir de l’époque de couper la Poste des
Télécommunications et de les privatiser ».

chant des grevistes

« Les grosses sociétés sont privilégiées
Le p’tit usager n’a que le droit d’payer
Lelong veut nous vendre, ITT achète
Allons nous attendre sans relever la tête
Aux PTT, on a en marre d’être exploités
D’avoir des salaires de misère
Pour vaincre, il nous faudra
Postiers et usagers, la solidarité
Y’a les auxiliaires qui coûtent pas cher
Qu’ont pas le droit d’gueuler, sans être licenciés
On est des milliers, bretons, antillais
A être déportés loin d’où on est né
On est encadré, on est minuté
Sur notre clavier, il faut s’acharner
On est attaché, pas le droit d’parler
Et il faut mendier pour aller pisser »

Et déjà

Au début des années 1970, le ministre des PTT, Robert Galley, émet
l’idée d’introduire une gestion plus « rationnelle » du fonctionnement de La
Poste en vue de le rendre plus efficace : « Nous observons la baisse des rendements, la mauvaise qualité de service… Les gens doivent travailler en
fonction du trafic. Les contrôles effectués montrent cette détérioration. Or,
l faut travailler en fonction du trafic… » 1
. S’installant dans le rôle de « PDG
des PTT », il défie les syndicats en déclarant : « Si un article de la fonction
publique me gêne, je le ferai sauter » dans un contexte où le statut de fonctionnaire est considéré par principe « comme un obstacle à la transformation
des PTT en une entreprise industrielle et commerciale… »
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MessageSujet: Re: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   Mer 21 Nov 2012 - 16:11

la rebelle a écrit:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ves_des_PTT#Automne_1974.2C_la_grande_gr.C3.A8ve

La montée du mécontentement, que traduisent les chiffres des journées de grève, se conjugue à l'automne 1974 avec une situation politique particulière. Valéry Giscard d'Estaing est élu au mois de mai 1974 Président de la République avec un faible différentiel de voix sur François Mitterrand, le candidat de l'union de la gauche. Le programme commun de la gauche a l'appui des syndicats CGT et CFDT. Or les premières rumeurs concernant les projets "giscardiens" sur les PTT renvoient des bruits de création d'un office des postes et télécommunications. C'est interprété par les agents des PTT comme une privatisation et un démantèlement du service public.

compétitivité s’accompagne de quelques sacrifices. L’ORTF faisait partie de ces
canards jugés économiquement boiteux et politiquement gênants.
La crainte qu’à l’ombre des services publics fleurisse encore une certaine idéologie
gauchiste issue de Mai 1968 n’avait pas disparue. Ce n’est un secret pour personne.
De l’aveu même du secrétaire d’Etat aux PTT qui en juillet 1974 déclarait : « je
redoute un effondrement de PTT dans 6 mois ou 2 ans ». Les Postes et
Télécommunications traversent effectivement une crise, celle-ci se manifeste à tous
les échelons de l’entreprise. Dans les centres de tri et chez les cadres des
télécommunications, la tension est la même. Elle se traduira par la grève.
Bien sûr, il convient de relativiser la comparaison. L’ORTF était une petite entreprise
publique de 16 000 personnes. C’est bien peu comparé aux PTT qui totalisent près
de 300 000 personnes. Le service public de la télévision pouvait bien être en grève
plusieurs moins de suite. Cela aurait eu de moindres conséquences sur l’économie
et n’aurait suscité probablement aucun bouleversement politique. La télévision est en
1974 un service essentiellement tourné vers les loisirs. D’ailleurs, l’opinion publique
s’est peu émue de la disparition de l’ORTF. La grande grève des PTT clôture donc
une année sociale très agitée dans la Fonction Publique.
La dernière question posée à Serge Lottier concernait le succès ou l’échec de la
grève. Celui-ci nous apporte un élément de réponse en dressant un bilan de 43 jours
de conflit : « ça a été un succès pour les postiers… C’est un succès pour le
syndicalisme ». Il apparaît évident que la grève a démontré l’unité et la solidarité de
toutes les branches des PTT. Il existe bien un sentiment de cohésion entre la Poste,
les Télécommunications, les services financiers. La question fondamentale était de
préserver l’unité des PTT, d’éviter que ne soient séparées en deux entités distinctes
la Poste et les Télécommunications. La question apparaissait en préalable à toutes
les questions de statut, de problèmes catégoriels, etc… Serge Lottier le souligne :
« on avait fait reculer la volonté du pouvoir de l’époque de couper la Poste des
Télécommunications et de les privatiser ».

chant des grevistes

« Les grosses sociétés sont privilégiées
Le p’tit usager n’a que le droit d’payer
Lelong veut nous vendre, ITT achète
Allons nous attendre sans relever la tête
Aux PTT, on a en marre d’être exploités
D’avoir des salaires de misère
Pour vaincre, il nous faudra
Postiers et usagers, la solidarité
Y’a les auxiliaires qui coûtent pas cher
Qu’ont pas le droit d’gueuler, sans être licenciés
On est des milliers, bretons, antillais
A être déportés loin d’où on est né
On est encadré, on est minuté
Sur notre clavier, il faut s’acharner
On est attaché, pas le droit d’parler
Et il faut mendier pour aller pisser »

Et déjà

Au début des années 1970, le ministre des PTT, Robert Galley, émet
l’idée d’introduire une gestion plus « rationnelle » du fonctionnement de La
Poste en vue de le rendre plus efficace : « Nous observons la baisse des rendements, la mauvaise qualité de service… Les gens doivent travailler en
fonction du trafic. Les contrôles effectués montrent cette détérioration. Or,
l faut travailler en fonction du trafic… » 1
. S’installant dans le rôle de « PDG
des PTT », il défie les syndicats en déclarant : « Si un article de la fonction
publique me gêne, je le ferai sauter » dans un contexte où le statut de fonctionnaire est considéré par principe « comme un obstacle à la transformation
des PTT en une entreprise industrielle et commerciale… »

Très juste,pas aussi idyllique que ça la période,déjà la privatisation dans les "cartons "avec de plus cette phrase qui avait fini de mettre le feu aux poudres.
"Comme en 1909, le secrétaire d'État aux PTT, Pierre Lelong devient la "bête noire" des postiers en prononçant des paroles vexantes sur "le travail idiot dans les centres de tri" ! Face à lui le syndicalisme des PTT, historiquement fort, est puissant."

C'est Pompidou qui insuffle cette politique de privatisation en 67

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M. X



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MessageSujet: Re: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   Mer 21 Nov 2012 - 17:00

Grève de 1974 : les origines

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MessageSujet: Re: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   Mer 21 Nov 2012 - 18:25

Mr X a écrit:
Grève de 1974 : les origines

http://www.ires-fr.org/images/files/Revues/r514.pdf

Du très bon ,MR X, un document à conserver et à garder dans un coin de notre tête.
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MessageSujet: Re: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   Mer 21 Nov 2012 - 19:41

Ca fait du bien de rappeler tout cela
on a trop tendance à oublier , la conséquence la voilà aujourd hui , on a perdu ce que d autres ont obtenu dans la lutte et le solidarité , et ce qui avait été annoncé , empeché en 1974 grace à la lucidité des syndicats et la combativité des postiers est quand meme arrivé
La POSTE 2009
En octobre 2009, des centaines de collectifs organisaient une mobilisation « citoyenne » contre la privatisation de la poste. Faute d’une grève massive des postiers, ce fut un échec. Depuis, les conséquences funestes des réorganisations incessantes frappant les postiers ont périodiquement défrayé la chronique. Deux ans après l’adoption de la loi transformant officiellement la poste en société anonyme, où en est la plus grosse entreprise de France ?
Le Groupe La Poste est le premier employeur du pays (287 000 agents en 2010), et s’est hissé en 2010 au 24e rang des entreprises françaises en matière de chiffre d’affaires (20, 9 milliards d’euros). C’est désormais le 2e opérateur postal européen au niveau du courrier et du colis express européen (20 % du marché européen pour le colis express). Certains secteurs de l’entreprise sont particulièrement rentables, comme la filiale du colis, ColiPoste, à propos de laquelle la direction du groupe explique que « les volumes traités au 1er semestre 2010 augmentent de 2, 4 %, permettant ainsi une hausse de 3, 4 % de son chiffre d’affaires par rapport au 1ersemestre 2009, pour atteindre 697 millions d’euros. Cette année encore, le chiffre d’affaires provenant du e-commerce a connu une croissance à deux chiffres (+ 12 %) »1.

Une multinationale en formation sous l’égide de l’État
Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, la poste n’a pas été vendue à la découpe et au plus offrant. La stratégie de la direction du groupe est plus subtile.



Le « Groupe La Poste » est constitué d’un ensemble de quatre holdings… réunissant presque 200 filiales !



Sofipost est la holding regroupant les activités Courrier, qui malgré tous les discours de la direction sur la « baisse structurelle du trafic de courrier », génèrent 52 % du chiffre d’affaires. Geopost concentre les activités colis et express (dont Chronopost), dont l’importance progresse (23 % du CA). La Banque postale et La Poste mobile ont développé récemment des partenariats avec des capitaux privés. La Poste mobile est détenue à 49 % par SFR et se développe en s’appuyant sur l’infrastructure du groupe privé et sur le réseau commercial de La Poste. La Banque postale se transforme peu à peu en un groupe financier qui prétend concurrencer les grandes banques en s’associant (entre autres) à la Société générale, Groupama et à CNP assurances. Ces partenariats constituent une entrée « par la grande porte » des capitaux privés.



Mais le privé se creuse également une niche au sein du groupe « par en bas » : la livraison des colis postaux, du colis express et, de plus en plus, du courrier aux entreprises sous contrat, est assurée par des sous-traitants, en bonne partie de toutes petites entreprises où les salariés travaillent dans des conditions difficilement imaginables. L’embauche à la journée, le paiement à la tâche (50 centimes par colis distribué…) et les journées de travail de plus de 10 heures se généralisent chez les livreurs travaillant pour Coliposte.



Cependant, l’État dispose toujours de 100 % des voix au conseil d’administration du groupe. Il garde en main les leviers essentiels. Il s’appuie sur certains capitaux privés pour exercer une pression à la baisse sur les salaires et sur les conditions de travail… mais aussi pour faire de La Poste une multinationale à la pointe des activités postales et des télécommunications, et à la fois un groupe financier de premier plan. Dans une tradition très classique pour le capitalisme français, l’État aide à la constitution de ce qu’il espère devenir un grand groupe…



Vicissitudes de l’insertion sur le marché mondial
La Poste a développé ces dernières années une implantation internationale tout à fait significative : elle effectue notamment des livraisons dans 40 pays, principalement en Europe mais aussi en Turquie, aux États-Unis… Sa stratégie d’insertion à un niveau international sur les secteurs des télécoms et de la finance, et de développement des segments rentables de ses activités historiques de distribution a un impact double. D’un côté, cela rend évidemment la direction plus forte : elle est plus prospère et plus arrogante, elle n’hésite plus à réprimer les militants syndicaux offensifs comme n’importe quelle multinationale privée (voir encadré page 15).



Mais le revers de la médaille, c’est qu’en étant plus insérée sur le marché mondial, La Poste est plus sujette aux secousses de la crise : « l’impact de la crise de la dette grecque a grevé les comptes de La Poste, dont le bénéfice net plonge de 21, 2 %, à 377 millions d’euros au premier semestre. La Banque postale a ainsi passé 158 millions d’euros de provisions pour couvrir la perte de valeur des titres grecs qu’elle a en portefeuille »2.



Une fragmentation du salariat... toute relative



Les salariés du groupe La Poste sont dispersés comme on l’a vu dans de nombreuses filiales, mais il faut ajouter que concernant la « maison-mère », les divisions entre les quatre grandes activités (bancaire, courrier, colis, enseigne) se sont renforcées au cours de ces dernières années, y compris sur le plan « physique » : des murs et des portes à code séparent par exemple les guichetiers et les facteurs qui, il y a 20 ans, travaillaient dans les mêmes bâtiments sous l’autorité d’un même patron.



Les fonctionnaires sont en passe de devenir minoritaires au sein de La Poste par rapport aux contractuels qui n’ont pas les mêmes droits. Plusieurs conventions collectives s’appliquent même pour des salariés qui travaillent au contact les uns des autres. Les salariés de Chronopost par exemple, relèvent de la convention collective du transport routier !



Course à la rentabilité
Diviser ainsi les postiers sert bien sûr un seul objectif: faciliter la mise en place des «réorganisations». Il s’agit de plans de rationalisation de la production, appliqués secteur par secteur et établissement par établissement : « Facteur d’avenir » pour la distribution, « Cap qualité courrier » pour les centres de tri, « Espace service client » au guichet… fascinante poésie patronale ! Une rationalisation d’un point de vue étroitement patronal, car la qualité de service se dégrade à vue d’œil, en particulier dans la distribution du courrier et du colis. Une rationalisation qui s’est surtout traduite par la suppression de 11 % des effectifs entre 2002 et 2010 (-36 000 postes !).



Ainsi, la « marge d’exploitation » de La Poste qui oscillait autour de 0 entre 1991 et 2002, est passée à 3, 7 % en 20093. La direction de La Poste a fixé elle-même son objectif de rentabilité à 7-8 % pour 2015. On mesure le chemin parcouru… et celui à parcourir quand on sait que les grands groupes financiers ont tendance à exiger un « retour sur investissement » de 15 % !

Le tableau d’ensemble n’est donc pas très beau à voir : une entreprise qui combine les pires aspects du public (le fonctionnement bureaucratique et les salaires faibles) et les pires aspects du privé (la pression commerciale, l’instabilité de l’emploi). La gauche institutionnelle, qui a impulsé le processus de privatisation au début des années 1990, porte une grande part de responsabilité dans cette situation…



Nouveaux points faibles et anciens bastions



Mais les bouleversements que connaissent les activités historiques de La Poste ont créé de nouvelles concentrations de salariés relativement importantes, à des échelons décisifs : les plateformes colis (centres de tri de colis) et les nouveaux centres de tris de courrier géants (« Plateformes industrielles courrier ») couvrent des zones géographiques très étendues et regroupent plusieurs centaines de salariés. Au niveau du colis, la région parisienne concentre la moitié du trafic colis. Deux PFC (Gennevilliers et Moissy) trient l’ensemble des colis de la région. Le blocage de seulement deux sites peut paralyser 50 % du trafic d’un des secteurs les plus rentables pour La Poste…

Après la grande grève de 1974, la direction avait fait le choix d’éclater les gros centres de tri en de plus petites unités (plusieurs centres de tri par département). Plateformes industrielles colis et Plateformes colis sont désormais des points sensibles : à la fois stratégiques d’un point de vue de la production, et de grosses concentrations de salariés. Si une bonne partie des salariés travaillant au sein de La Poste sont dans de petites unités, avec des contrats précaires etc., des centaines de milliers sont concentrés dans des établissements de plusieurs dizaines ou centaines de salariés, des établissements qui dans les grandes agglomérations sont géographiquement proches les uns des autres.

Évidemment, la conséquence des réorganisations, c’est d’abord et avant tout une augmentation de la charge de travail. Comme l’a montré le fameux rapport du syndicat des médecins de prévention de La Poste, l’impact en termes d’accidents du travail, de maladies professionnelles et de suicides est accablant. Presque personne parmi les salariés d’exécution ne défend les projets de la boîte… d’autant moins quand on sait que les postiers sont parmi les moins bien payés des anciens et actuels services publics (un facteur débutant gagne le Smic) et que les dix plus gros salaires atteignent 36 000 euros mensuels !

desolee c est un peu long
source
http://npa06ouest.over-blog.net/article-la-poste-deux-ans-apres-98656518.html














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MessageSujet: Re: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   Mer 21 Nov 2012 - 19:55

la rebelle a écrit:
l’impact en termes d’accidents du travail, de maladies professionnelles et de suicides est accablant

Les médecins parlent d'eux et de leur constat à la troisième personne, mais qui d'autre qu'eux permettent les dégradations de santé au travail ?

Cela est un aveu d'incompétence de leur part, ou de laxisme envers les postiers.

Combien de temps cela va-t'il durer ainsi ?
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MessageSujet: Re: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   Mer 21 Nov 2012 - 20:01

LaPOSTE aujourdhui
Les coulisses
2,99 % c’est la part de capital que Jean-Paul Bailly, le PDG de La Poste, veut vendre à 150 000 de ses salariés. Pourquoi pas 3 % ? Parce que, dans ce cas-là, (selon Les Echos), il aurait fallu créer un poste d’administrateur pour les salariés-actionnaires.
Ecrit le 11 avril 2012
La Poste : il y a ce qu’on nous montre avec quelque fierté et ce qu’on nous cache. « Apache », la cinquantaine, est cadre à la Poste
Tous les ans, à la fin de l’année, le siège donne les objectifs en matière de chiffre d’affaires, de qualité de service et surtout de productivité à ses directions : pour le courrier, la direction opérationnelle territoriale courrier (DOTC), et pour l’enseigne, la direction de l’enseigne la Poste (DELP). A telle DOTC, qui regroupe de 2 à 5 départements, le siège va par exemple demander de faire 150 de productivité. En clair : supprimer par des réorganisations 150 postes de travail. Du coup, la DOTC répercute la décision dans ses groupements. A un premier, elle demande 50 de productivité. A un autre, 75. Les groupements déclinent sur leurs centres de distribution de la même manière : les réorganisations dans les établissements sont donc conduites à partir d’un chiffre tombé du siège, sans aucune connaissance de la réalité du terrain. Ainsi, un établissement courrier, même s’il a déjà connu moult réorganisations, devra par exemple avoir réalisé à une date précise, décidée par avance, une économie de 6 positions de travail. Coûte que coûte, et même si les organisations sont déjà très tendues.

Pour justifier ces mesures, des éléments sont mis en avant comme la baisse de trafic inéluctable (baisse qui se révèle parfois en réalité bien moins forte que prévue), de nouveaux casiers de tri qui économisent des mouvements et du temps, des plates-formes de préparation qui peuvent trier le courrier dans l’ordre de la tournée du facteur, et j’en passe !

Extrait de http://www.journal-la-mee.fr/224508-dans-les-coulisses-de-la-poste
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MessageSujet: Re: Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation   

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Greves automne 1974,déjà les premices de la privatisation
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