Rolande Nguyen retraitée du notariat Je me sens profondément citoyenne et il me paraît tout à fait naturel de m'exprimer sur un service public comme La Poste.
Le choix de son avenir est important. Alors, en passant, je me suis arrêtée.
Jusqu'à maintenant, il existait partout, jusque dans le plus petit village, un bureau de poste.
Je trouve inadmissible que, dans tout ce qui a été privatisé, il n'y a plus qu'une seule notion qui compte, le profit. Il suffit de voir ce qu'il est advenu de France Télécom pour mesurer dans quels excès on tombe.
Jean Lavedrine cadre des finances retraité J'étais plutôt bien informé sur l'existence de ce référendum : même les grands médias en ont parlé et ont joué le jeu.
Personnellement, je suis très attaché à la présence de la Poste sur l'ensemble
du territoire. Cette réalité ne peut être que le fait d'un service public.
Je suis originaire de Seine-Maritime et là aussi, on ferme les bureaux les uns après les autres. Je pense qu'on ne peut parler d'aménagement du territoire et, en même temps, se désengager du monde rural. La Poste ne doit pas avoir pour finalité de faire des bénéfices.
Bernard Mougne ancien agent de GDF Je connais bien le service public pour y avoir travaillé tout au long de ma carrière.
Je suis persuadé que, si le statut de la Poste change et évolue vers la privatisation, on va avoir de gros problèmes avec la distribution du courrier dans les petits villages des Corbières ou du Minervois. Ce ne sera certainement pas dans les grands centres comme Narbonne, que la différence sera perceptible. Là, au contraire, la concurrence ou la gestion privée pourra peut-être améliorer l'offre... Mais elle conduira vers la disparition dans les villages.
Françoise Berenguer femme au foyer J'avais entendu parler de la consultation mais j'ignorais que cela commençait aujourd'hui. C'est donc un peu par hasard que je m'exprime aujourd'hui.
Pour moi, la Poste, c'est plus qu'une entreprise... J'aime bien La Poste, les postiers sont gentils. On a d'une certaine façon des liens familiaux avec l'établissement. Même ma mère, âgée de 93 ans, ressent cette proximité. Et puis, on est satisfait du service : les délais de livraison sont, sauf exception, respectés, les tarifs sont bons. Il ne faut pas que La Poste disparaisse.
Jonathan Alfaro étudiant Je suis contre la privatisation de La Poste. Je connais plutôt bien le problème et il se trouve qu'en passant, on m'a offert la possibilité d'exprimer mon opinion. Ce que je redoute ? La réduction des services, et cela même en ville. Avec des budgets qui seront restreints par souci de rentabilité, on va aussi réduire les moyens dont disposent encore les postiers aujourd'hui. Et tout le monde va en pâtir. Surtout les personnes âgées dans les villages qui vont devoir se déplacer pour les services postaux mais aussi pour les autres services que rendaient les facteurs.

Midi Libre