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Nombre de messages: 2163 Localisation: Marseille Emploi/loisirs: Retraité C.Tri Marseille Gare Date d'inscription: 09/01/2009
 | Sujet: Les associations priées de plier bagage Mar 9 Fév 2010 - 20:53 | |
| | Spidey a écrit: | La Poste veut vendre son bâtiment de la rue des Boissières et prie les associations qui y sont hébergées de partir avant le 31 août
 Les responsables associatifs, devant la façade du bâtiment en question, à La Bussatte. (PHOTO SARAZIN)
C'est une lettre qui ne passe pas. Une lettre du 29 janvier signée Christine Castagnet, de la Direction nationale des activités sociales de La Poste, basée à Bordeaux. Une lettre en recommandé qui est tombée comme un couperet...
Au fil de ce courrier de sept lignes, rédigées dans un français administratif au ton à la fois sec et courtois, Mme Castagnet prie les responsables de huit associations à vocation sociale et culturelle de La Poste et de France Télécom de quitter avant le 31 août 2010 les locaux qu'elles occupent (depuis 1995) dans un bâtiment de trois étages au 26, rue des Boissières, dans le quartier de La Bussatte.
Colère et incompréhension
« C'est un scandale ! La Poste veut vendre ce bâtiment et nous chasse comme des malpropres, sans nous proposer la moindre solution pour nous reloger. Nous avions eu vent de l'histoire il y a quelques jours. Avec ce courrier, nous sommes mis devant le fait accompli. Nous ne nous laisserons pas faire », ont prévenu hier les responsables associatifs, lors d'une conférence de presse.
Précisons qu'au 26, rue des Boissières, sont notamment logés le comité des oeuvres sociales, les secouristes, les retraités ou les anciens combattants. Trois syndicats (Sud, la CFTC et la CGC) sont également concernés et priés de décamper. Mais la procédure les concernant est différente, car La Poste a obligation de les loger.
Une cantine concernée
On trouve également dans la tourmente la société Sogeres, qui gère une cantine au troisième étage du bâtiment. « Cette cantine, qui sert en moyenne 80 repas par jour aux cadres de la maison, aux facteurs et aux retraités, va également fermer. Il y a ici deux salariés », note Christian Cleveland, du syndicat Sud.
Une réunion avec la Direction nationale des activités sociales de La Poste a été programmée mercredi matin, à Angoulême. Les responsables administratifs comptent bien y exprimer toute leur colère.
« C'est un bâtiment très grand, peu occupé. Les associations n'y tiennent pas des permanences journalières, seulement une à deux fois par mois, pour ne citer que quelques exemples. Les charges sont énormes. La Poste préfère donc vendre le bâtiment. Nous demandons aux associations de se retourner vers leurs sièges parisiens, qui sont épaulés financièrement par La Poste, à l'échelon national. Quant à la cantine, des pistes sont explorées, notamment celle d'une mutualisation avec d'autres services publics, mais il est trop tôt pour en parler dans le détail », indique-t-on au service communication de La Poste.| Citation: | | Olivier Sarazin - Sud Ouest |
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