L'Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l'OAS nous informe
Paris, le 27 août 2010.
Rien n'arrête les anciens activistes de l'OAS dans leur course à la réhabilitation de ceux d'entre eux qui ont été condamnés à mort et exécutés en raison du nombre et de la gravité de leurs forfaits commis en 1961 et 1962 au nom du maintien de la présence coloniale française en Algérie.
Le monument élevé en juillet 2005 à la gloire de ces criminels a été retiré du cimetière Saint-Laurent-Imbert-de-Marignane en novembre 2008, conformément à une décision du tribunal administratif de Marseille en date du 7 juillet 2008, confirmée le 23 avril dernier par un arrêt de la Cour administrative d'appel de cette même ville.
À peine cette stèle a-t-elle été démantelée qu'elle prend place sur des enveloppes pré-affranchies, accompagnée de la mention "HOMMAGE AUX DÉFENSEURS DE L'INTÉGRITÉ DU TERRITOIRE NATIONAL" : telle est, en tout cas, l'information publiée par un nostalgique de l'Algérie française sur le site Internet "Pieds noirs d'aujourd'hui".
Peu préoccupée du respect dû à la mémoire des victimes d'une organisation terroriste, La Poste participerait, à sa façon, à l'apologie publique, plus ou moins explicite, des agissements inacceptables, même en temps de guerre, commis par l'OAS.
Le révisionnisme semble bien passer désormais par le timbre de La Poste : cela doit être su, cela doit être dénoncé, cela devra être condamné.
L'infraction au règlement de "Mon timbre à moi" est constituée.
La Poste est répréhensible, même si elle a la faculté de se retourner contre l'auteur (un nostalgérique philatéliste) de l'annonce en question.
Jean-François Gavoury
Pupille de la Nation
Orphelin de guerre
Président de l'Association nationale
pour la protection de la mémoire
des victimes de l'OAS
106, rue de Lourmel
75015 Paris
Mel : anpromevo@noos.fr
Source : http://www.vivre-a-chalon.com/lire_La-Poste-avec--_Mon-timbre-a-moi_-accusee-de-faciliter-le-revisionnisme,23035979e52265108325dab81ab318b51c5c83a1.html