Après 14 jours de grève du 10 au 24 février 09, les agents du service de paie de La poste (CIGAP) avaient obtenu un relevé de décisions améliorant leur condition de reclassement dans un autre service de La Poste, suite à la fermeture de leur site à Marseille.
Pendant leur conflit, soutenus par les syndicats SUD, CGT, FO, et CFTC, ils ont eu le soutien du Maire de Marseille et du Maire de secteur (M Menucci) et de personnalités politiques (Mme Andrieux, M Jibrayel) qui ont tous protesté contre la délocalisation de ce service et contre le peu de considération affiché par La Poste pour ses agents.
A l’heure des premières propositions de postes à Poitiers et Toulon, la direction des CIGAP revient sur des engagements qu’elle avait pris devant tous les grévistes et les représentants syndicaux en diminuant fortement le montant des indemnités perçues par les "délocalisés".
Une nouvelle journée de grève, le 2 avril, n’a pas permis "d’amener" la direction nationale à respecter le relevé de décisions.
Ce type de dialogue social, basé sur le mensonge, la manipulation et la violence, est mis en place par La Poste pour briser toute contestation de sa politique de suppressions massives d’emplois, de restructurations et de régression sociale.
Ce comportement de patron "voyou" est inacceptable. Nous dénonçons la duperie et la violence de la direction des CIGAP qui n’a pas hésité à tromper les salariés et a tenté d’intimider les grévistes en faisant intervenir des agents de sécurité et un huissier.
Nous condamnons fermement la stratégie des cadres dirigeants de La Poste qui tentent de faire "passer" en force" leur politique de privatisation contre l’opposition des postiers et des usagers.
Marseille, le 3 avril 09