La mutuelle propose pour son assemblée générale 2011, un nouveau mode de calcul des cotisations pour ses adhérents « historiques ». La justification (*) en est que les adhérents les plus âgés (70 ans et plus) dépensent plus qu’ils ne cotisent. Il faut donc réajuster leurs cotisations à la hausse. Et après un calcul compliqué, il apparaît que les plus âgés auront environ 3% d’augmentation de plus que les adhérents les plus jeunes. Et cela systématiquement, chaque année. Alors évidemment, la première année, ce n’est pas beaucoup, quelques euros de plus par mois. Mais cette augmentation répétée et cumulée sur 10 ans, cela fait une augmentation de 35%, en plus de l’augmentation normale des autres adhérents. Et cela pour des retraités dont les retraites ont perdu jusqu’à 20% de leur pouvoir d’achat depuis 1981.
Les vieux mutualistes ont cotisé pour la solidarité tout au long de leur vie et quand à leur tour ils ont besoin de cette solidarité, la solidarité intergénérationnelle est mise en pièces.
Malheureusement, en Assemblée Générale nationale, les militants FO et CFDT se sont ralliés à la direction de la Mutuelle et ont voté massivement Pour.
Pour que les mutualistes en difficulté puissent continuer à rester mutualistes, la Mutuelle propose un nouveau niveau 2 bis qui devrait avoir des cotisations 19% moindres que le niveau 2. Mais cette différence de cotisation est due à des prestations inférieures, à des restes à charges aggravés qui pourraient constituer des obstacles supplémentaires à l’accès aux soins.
(*) N’est-ce pas plutôt pour palier à une perte de plus de 500 000 membres pour seulement 37600 nouveaux adhérents ou aux 16 % de perte du résultat net de 2010 - 24,5 millions d’euros- sur celui de l’année précédente ?